CLUB DE NICE - Énergie et géopolitique
 

 
 

 

 
PRÉSENTATION

Le Club de Nice a été fondé en 2002 à l'initiative de la Ville de Nice. Il a pour but de réunir des personnalités dirigeantes des secteurs publics et privés de l'énergie autour d'un noyau d'institutions , d'entreprises et de personnalités de France et de Russie. Il repose sur un partenariat associant l'Institut Européen des Hautes Etudes Internationales, l'Académie des Sciences de Russie et le Centre de Recherches Entreprises et Sociétés de Genève.

Les changements géopolitiques profonds qui, depuis la fin de la guerre froide, redessinent le système international ont connu, avec les événements du 11 septembre, une première accélération. Celle-ci s’est marquée tout d’abord par la réinsertion progressive de la Russie de Vladimir Poutine dans le jeu international grâce à l’appui affirmé donné à la lutte anti-terroriste, et donc à la politique américaine. En même temps la répétition d’attentats terroristes frappant les symboles de la domination, mais aussi des faiblesses des sociétés occidentales, ont montré qu’elles devaient affronter de façon durable une nouvelle forme de la menace internationale désormais permanente.

Ainsi ont commencé à se dessiner des logiques mondiales qui mettent les sociétés industrielles sur la défensive, les contraignant à un inventaire de leurs faiblesses et à des révisions plus ou moins déchirantes de leurs politiques et de leurs pratiques.

L’intervention américaine en Irak a précipité les tendances lourdes qui commençaient à se dessiner, préfigurant un ordre mondial profondément différent du système bipolaire né de la guerre froide. De nouvelles zones névralgiques se révèlent, de nouveaux acteurs s’affirment, les anciennes alliances se reconfigurent, les principes mêmes de l’organisation internationale sont remis radicalement en cause.
 

Les mutations en cours affectent notamment le secteur crucial de l’énergie, qui focalise les enjeux de puissance et prolonge perturbations et conflits dont il est souvent une des sources majeures. La maîtrise raisonnée de ce secteur est un des facteurs déterminants, non seulement du développement ordonné de l’économie globale, mais aussi de la sécurité mondiale. Elle implique, de la part des innombrables opérateurs publics et privés, nationaux, internationaux et transnationaux, une conscience renforcée des implications générales de leurs stratégies particulières et des conséquences qui en découlent. Mais elle passe d’abord par une observation attentive d’évolutions, dont ils sont aussi les acteurs, et une réflexion constante et vigilante sur les prospectives qu’elles annoncent. L’Europe, en raison de sa dépendance extérieure dans le domaine, est notoirement vulnérable à l’impact d’événements susceptibles de perturber la précaire architecture et la sécurité de ses approvisionnements. Elle s’inquiète des nouvelles orientations de la politique américaine au Moyen-Orient et en Asie Centrale, de la montée des tensions dans le monde islamique, des risques de conflits qui en découlent. Elle s’intéresse, au-delà de sa marche vers une unité approfondie et élargie, aux possibilités de rééquilibrage qu’offre l’évolution des rapports internationaux et s’ouvre, comme avec la Russie, à de nouveaux partenariats. Elle doit aussi penser à mieux exploiter ses propres ressources et à tirer le meilleur parti possible des énergies renouvelables encore largement délaissées afin d’inscrire ses politiques énergétiques dans une prospective de développement durable.


De nombreuses manifestations traitent des questions énergétiques et réunissent, au plus haut niveau, les différents opérateurs. La plupart, toutefois, sont consacrées à des aspects essentiellement techniques, délaissant les problématiques géopolitiques, jugées souvent trop sensibles, ou ne prennent en considération que les problèmes liés à une énergie particulière. Dans le contexte actuel, une approche globale paraît pourtant plus que jamais nécessaire pour préciser les enjeux, éclairer les perspectives et apporter aux décideurs la vision d’ensemble qui doit guider leur action. Il faut pour cela un cadre offrant aux acteurs la possibilité de se réunir sans contraintes officielles pour évoquer librement, à la lumière de la situation internationale, les grandes questions de la géopolitique de l’énergie.

La Ville de Nice, qui n'oublie ni sa tradition internationale ni sa vocation à fédérer les intelligences sur les problèmes d'avenir, comme on le fait à Sophia-Antipolis, a souhaité engager cette démarche en favorisant la mise sur pied d’un forum accueillant régulièrement industriels, décideurs des administrations nationales et internationales, experts de l’économie et des relations internationales, autour du thème « Energie et Géopolitique ». La municipalité a donc chargé de cette mission l’Institut Européen des Hautes Etudes Internationales (IEHEI), à la fondation duquel elle a contribué au début des années soixante. Cet établissement, qui se consacre à l’étude des grands problèmes de la société contemporaine et de l’évolution de ses structures politiques, économiques, sociales et culturelles, a accueilli, depuis, plusieurs milliers d’étudiants, de chercheurs et de cadres d’entreprises publiques et privées, originaires de plus de quatre-vingts pays, dans ses programmes de troisième cycle et ses cycles de formation. Il a engagé, au début des années quatre-vingt-dix, une politique systématique d’ouverture en direction des pays de l’Est de l’Europe et de la Russie où il compte, comme dans l’Union Européenne, de nombreux partenaires institutionnels. C’est en s’appuyant sur certains de ces derniers qu’a été lancée l’organisation de la réunion fondatrice tenue à Nice les 28, 29 et 30 novembre 2002.


Autour d’un noyau franco-russe, elle a rassemblé soixante-dix représentants des acteurs majeurs opérant dans le secteur de l’énergie en Europe : dirigeants des grandes entreprises, personnalités des administrations nationales et internationales et  experts.


Ils ont approuvé la création  du « Club de Nice – Energie et Géopolitique » ouvert aux dirigeants publics et privés des différents secteurs du monde de l’énergie : pétrole, gaz, électricité, nucléaire, énergies renouvelables, et ils lui ont assigné un premier champ de réflexion privilégiant les préoccupations franco-russes et les développements du partenariat énergétique Russie- Union Européenne.

Le développement du Club de Nice a été confié à l’Institut Européen des Hautes Etudes Internationales (IEHEI) en partenariat avec :

Le Centre de Recherches Entreprises et Société (CRES) de Genève, qui apporte son expérience de consultant et de conseiller en matière d’énergie.

L’Académie des Sciences de Russie, qui apporte l’expertise de ses instituts spécialisés et l’ouverture sur les milieux de l’énergie, tant publics que privés.

L’Académie des Sciences de Russie, qui apporte l’expertise de ses instituts spécialisés et l’ouverture sur les milieux de l’énergie, tant publics que privés.

La Ville de Nice parraine le Club de Nice et lui apporte son aide financière.

Les pouvoirs publics français le soutiennent officiellement au travers du patronage de Madame Nicole Fontaine, Ministre de l’industrie.

La Commission européenne et l’Agence internationale de l’Energie lui assurent un concours actif.

Depuis lors le Club de Nice a poursuivi deux buts principaux :

- élargir sa base opérationnelle. A cette fin il a conclu un accord de coopération avec le Moscow Energy Club et resserré ses relations avec des grands groupes énergétiques (Total, EDF, Prometheus, Gazprom, etc.)

- développer la première phase de son programme qui comporte :


l’organisation de réunions régionales dont la première s’est tenu a Athènes du 12 au 14 juin 2003 à l’invitation du groupe Copelouzos,

l’organisation d'un forum annuel, réunion plénière du Club, dont le dernier s'est tenu à Nice les 29, 30 Novembre et 1er décembre 2007. Le prochain doit avoir lieu les 12, 13 et 14 novembre prochain 2008, sur le thème : "Les relations énergétiques Europe - Russie : entre dialogue difficile et partenariat nécessaire".